Comme le dit si bien le fameux dicton: "Après l'effort, le réconfort!". Autrement dit, ma journée de mercredi pouvait être résumée en une phrase. Une fois n'est pas coutume, je vais encore vous gratifier de mes délicieuses aventures au pays des catastrophes. Louise's Adventures in Wonderland. Hum... ça sonne terriblement bien! Bref, levée à 9h30 (je me dois de mentionner que c'est un horaire plus que confortable), je ne suis pas plus anxieuse, contrariée que ça. Oui, parce qu'aujourd'hui, c'est le dernier oral blanc à passer. Soit la dernière ligne droite avant la date tant redoutée de l'épreuve. Malgré l'abrutissement total avec lequel mes chers condisciples sont plongés dans leurs textes depuis une bonne semaine (voire deux pour les plus assidus), Dieu m'en préserve, je n'ai absolument pas cédé. Je l'avoue, je me suis présentée à l'examinateur en retard, les mains dans les poches. En touriste, quoi! L'entretien fut sûrement le plus drôle que je ne passerai jamais. A base de sacs, d'effaceurs, de mini-ordinateurs portables, d'entreprise de fenêtre et de nains de jardin. Voyez un peu! Je m'en tire avec un honorable 13, que je dois plus tenir de mon sourire ravageur que de ma prestance, aha! Quelques heures plus tard, me voici en charmante compagnie à Porte de la Villette: "-T'es sûre que tu sais où c'est? –Mais ouais attends, j'ai repéré les lieux juste avant de partir! C'est par là. Quoi que... En fait, je ne me souviens plus! –Argh! Mais Louise, t'avais dit que tu savais où c'était! –Eh ben, je ne sais plus!". Victor agonise. Je reprends les choses en main et après moult appels ("Hija de Puta"), personnes interrogées et lectures de plans, nous arrivons enfin au Glaz'Art. Avachis sur les canapés, devant Hogwash, Victor me confie qu'il pense être venu pour dormir. Soit. En attends, la salle s'est transformée en sauna et cela ne s'arrange pas au fur et à mesure que les gens affluent. Le public est déjà bien chauffé pour la venue des Uncommonmenfrommars, qui semblent être très attendus. On passera la fin du concert dehors, à discuter. Victor, qui reconnaît sa voisine américaine dans la foule (également amie du chanteur des UMFM), commence à avoir des penchants de groupie, ce qui m'inquiète beaucoup: "Oh, le chanteur m'a souriii! J'aurais du lui parler!". Enfin, les membres d'A Wilhelm Scream arrivent et là, c'est le bordel total. Ils ont l'air très contents d'être là et nous avouent que cela fait cinq ans qu'ils n'ont pas fait un aussi bon concert parisien. Ca ne m'étonne pas, ils ne sont déjà pas très connus en France. La sueur commence sérieusement à dégouliner de partout, y compris (et surtout) sur le torse des mecs qui pogotent à s'en rendre malade: attention, terrain glissant! Préférant largement rester entre le poteau et mon garde du corps plutôt que de rejoindre Victor au beau milieu de la foule et être écrabouillée, j'ai quand même du mal à avoir une vision globale de la scène. Ce soir, la moyenne d'âge est d'environ de 20 ans. Et qui dit 20 piges bien tapées, dit une tête de plus que moi, aha! Le concert se finira par "The King Is Dead", titre juste terrible pour finir en beauté. Et en nage. Je vous jure qu'on aurait pu se jeter dans la Seine, le résultat aurait été le même! A peine sortis, Victor et moi-même décidons de reprendre nos esprits, assis par terre: " -Putain, c'était énorme! –Et dire que tu étais venu pour roupiller...". Ce qui donnera plus tard, avec quelqu'un qui sort du Glaz'Art: "-Fiouuu! –Voilà! C'est exactement, en plus viril! –Euh... tout a fait!". J'adore! =D