Très fort. Très très fort. Malgré le fait que la soirée ne començait pas très bien. Eh oui, comme à mon habitude, j'étais en retard. Puis il faut qu'à Gare de l'Est, le métro reste bloqué. Quelque chose, on n'a jamais su quoi, bloquait les portes. Après des "Merci de dégager des portes ce qui serait susceptible de gêner leur fermeture" à répétition, sans grand succès, madame la conductrice décide de se déplacer en personne, et de faire le tour des toutes les portes. On peut alors repartir. Pas trop tôt. Je rejoins enfin Claire et Morgane à Stalingrad où on reprend la 7 pour aller à Corentin Cariou. Une fois arrivées, direction l'Espace B. Ce n'est pas triste. Claire admire le grand pont métallique ("Il est magnifique!"), Morgane essaye de ne pas tomber une seconde fois, tout en m'expliquant qu'aujourd'hui, elle n'a strictement rien bu mais qu'elle tombe tout le temps! On est tout de suite dans l'ambiance! Devant l'Espace B, restaurant reconverti en (petite) salle de concert, à l'arrière, on constate qu'elle n'est pas encore ouverte et que les Dorians sont encore en train de répéter. Coincées dans un couloir exigu avec un tableau qui risque à tout moment de tomber sur la tête de Claire, on a le plaisir d'entendre discuter nos voisins : "Attends, tu savais toi, que la Turquie doit sûrement être le seul pays au monde à ne pas avoir de toilettes turques?! Mais bon, les toilettes turques, ça a été inventé par les grecs, dans l'Antiquité... blah blah blah". J'adore! En guise de ticket, nous avons tous un superbe tatouage "ESPACE B", sur la main. Et la salle! Toute rose, avec deux malheureux canapés qui se battent en duel, des photos de musiciens partout sur les murs et... no backstage! Wonderful, isn't it? Les Dorians arrivent peu de temps après, et nous livre un concert très sympa, sur fond de "Say Yeah!". Ca bouge pas mal dans le public, et tant mieux! Malgré les "Yyyyyves, je t'aiiiiime!", ils s'en vont et laissent place aux Métro. La majorité du public avait fait le déplacement pour eux. Une chose est sûre, ils sont beaucoup mieux en concert, que sur MySpace! Tout le monde reprend leurs titres en coeur. Grand moment de solitude. Je n'aime pas particulièrement ce groupe et je ne connais absolument pas leurs chansons par coeur. Tant pis. Les prochains sont les Dirty Jacket. Ca fait donc la troisième fois que je les vois et ils restent fidèles à eux-même : très bons. Toujours autant d'énergie et de classe. D'ailleurs, Morgane et Claire étaient tellement à bloc qu'elles ont fini par se ramasser. Ca, ça devait arriver! La plupart des gens sont partis, ratant le meilleur. 23h30, concerts finis et fringues dégueulasses. Je propose ce qui sera LE plan galère de la soirée, le Shebeen. On se décide donc à reprendre la ligne 7, pour une vingtaine de stations. Au dernier moment, Claire se demande si elle ne va pas rester dans le métro et continuer jusqu'à Place d'Italie, pour rentrer chez elle. La sonnerie retentit, on se met alors à courir pour sortir de la rame avant de sa faire écrabouiller par les portes. Place Monge, vivantes et bien remontées, on se dirige vers le Shebeen. Seul problème. Je ne connais pas l'adresse. On essaye de demander aux gens mais, à minuit, on a un peu de mal à trouver. Enfin, une gentille jeune fille à pitié de nous et nous aide : "Ah, merci madame, vous êtres charmante, ET PLUS POLIE QUE LE MONSIEUR DE DEVANT!". Arrivées à bon port, on constate que le peu de gens qu'il reste sont, pour la plupart, dans un état second, voire même bien entamé! Ce qui donnera à peu près ça, pendant un bon quart d'heure (le temps de boire notre bière, quoi!) : "Hé, hé, les gars! Ouhou, les mecs! Hé, on est où là?! Hein? On est où là, oh!? On est... on est... au Sheeebeeeeen! On est au Sheeebeeeeen! Ah les meeecs, on est au Shebeen! Ah là là". C'était magnifique. Attention! On a même eu droit à une reprise de "Twist And Shout" des Beatles. Eh oui, qu'est-ce que vous croyez, hein les gars? On est au Shebeen, aha! Morgane fait beaucoup rire la serveuse : "Mais tu sais que tu peux demander ton verre d'eau toute seule, comme une grande!". Pour la troisième fois de la soirée, elle tombe de son tabouret. On décide alors qu'il est temps de partir, il faut arriver à choper les derniers métros. Station Place Monge, la carte Imagin'R de Morgane merdouille, elle se voit donc contrainte à escalader les portes, ce qu'elle éxécute avec une souplesse exemplaire! J'admire. On applaudit. Ce qui ne loupe pas, on se fait plein d'amis d'un coup! On laisse Claire rentrer chez elle et repartons de notre côté. Sur le quai, un mec vient me parler... des lignes de métro! C'est très sympa mais il faut bien partir un jour. A Opéra, Morgane et moi sommes en train de nous demander si on vient pas de louper le dernier métro, jusqu'au moment où il arrive. Puis, à mon tour de rentrer, je laisse donc une Morgane quelque peu angoissée de continuer seule le trajet. Bah! Je reçois un appel d'elle à 1h30. Elle n'a donc pas été affreusement découpée en morceaux par un maniaque des touffes et de la ligne 8!