Vendredi soir : "- 16h, non? - Et 15h30? T'en penses quoi, c'est pas mieux? Parce que tu sais, à la Fnac des Halles, le samedi, c'est tout de même bien la merde! - Oui, je sais mais moi, j'ai des livres à acheter avant, à Saint-Michel, alors je ne sais pas si ça va être possible... - Bon, on voit ça demain, tu m'appelles quand tu as fini pour tes bouquins, okay"
Samedi, 15h : "- Ah euh... Louise? Ecoute, je suis à Saint-Michel et euh... c'est blindé, il y a une queue de dingue, j'pense que je serai plutôt à 16h. - Mh... Putain! Bon okay. A toute! - Désolée, Lou. - Ah non mais il n'y a aucun problème!"
"- Louise? C'est Alice. J'suis à la Fnac là, tu es où? - Haem, c'est à dire que j'ai un tout petit peu de retard, je suis encore chez moi là. J'arrive dans pas longtemps, ne t'inquiètes pas! - Attends, t'es encore... c'est une blague?!"
"- Hééé, ça y est, j'suis à Châtelet! Et toi? - Ahhh, j'cours pour attraper le métro, on s'voit à la Fnac, hein?"
C'est donc ainsi que j'ai retrouvé Alice et Elsée (qui bizarrement est arrivée après moi) à la Fnac. On prend vite fait bien fait nos places, rendant la vendeuse d'une humeur joviale, pour ne pas dire rieuse (telle la mouette, aha!), sans bien savoir pourquoi. Défilés entiers de Techtonik Killer. Assez désolant, je dois dire. Le lycée a été passé en revue durant tout le trajet, sur la ligne 7 pour le plus grand bonheurs des passagers, qui n'hésitaient pas à venir s'assoir avec nous, histoire de mieux écouter notre intense et très animée conversation. Après la demi-heure "langues de putes", soulagées, on arrive à grimper sur les poubelles, quitte à se ramasser piteusement dans les ordures, juste pour l'affiche du nouveau Babyshambles, de même que certaines ont carrément passé commande. Tranquille, dans le genre. De loin, on dirait la foire du trône, en un peu plus bondé, quand même. "Ah mais non, mesdemoiselles! La Grande Scène, c'est à l'opposé d'où vous allez!" Demi-tour, toute! Et là, c'est le drame. On tombe nez à nez devant un stand de crêpes. On craque. En plus, c'est l'heure du goûter! Un mec, sorti de nulle part, se met à parler avec Alice, lui disant que ça fait longtemps qu'ils ne se sont pas vus, lui demandant de ses nouvelles, et on taira le reste. On retrouve Claire et des potes, littéralement couverts de boue (si, si, même sur le nez!), pendant Luke. Concert sympathique. Mieux que sur disque, en tout cas. Après, direction "Champigny", le stand de bières où le (très petit) vendeur s'arnaque lui-même, puis on danse cinq minutes sur les Bérus et on repart à la recherche d'Anastacia. On la retrouve juste pour Ayo, la bouche pleine de bonbons et de chips, et on décide de s'installer sur la mini-colline. On rencontre Sacha, très cool et le concert d'Ayo l'est aussi. Elsée et moi restons assise dans l'herbe crade : "Nan! On se réserve pour Razorlight et Iggyyy!". Arrive enfin Johnny Borell et sa bande. Pogo à gogo avec tout ce qu'il faut : poussières ("- C'est les pschit, j'te dis! - Non mais n'importe quoi, c'est la sueur qui remonte!"), boloss et crachats. Un mec prend peur, je lui assure que je ne lui ai pas craché sur les pieds, il me fait un grand sourire et se tire. Il a raison, d'ailleurs. Un autre ne veux pas me lâcher tant que je ne lui donnerai pas mon numéro. Après moults tentatives, je repars (avec son numéro) et sans lui promettre que je l'appellerai. Je croise Monsieur Bisous, quelle chance! Johnny Borell, après la veste en cuir et le t-shirt (si j'ose appeler ça un t-shirt vu le gouffre que représentait le col) est désormais torse nu. Elsée s'époumone : "NAKEEED! *tousse* NAAAKEEEEED! *tousse* Oh, *tousse* Johnny! *tousse*". C'est déjà la fin : "Les filles, j'vais vomiiir!". On se repose sur notre colline avant d'attaquer les Stooges, entre un grec à moitié mangé, des bouteilles et un journal. "Meuf, t'as un bout d'paille dans tes cheveux..." Manoeuvre arrive, nous fait son speech, avant d'annoncer le "concert ééévèèènemeeennt des Stedgiz", les dits Stedgiz n'arriveront finalement qu'un bon quart d'heure après. Eh ouais attends, ils ne sont pas n'importe qui, hein?! Première moitié du concert à droite de la scène, à côté d'un bourré qui tape tout le monde et de deux jeunes sous substances illicites en train de se tripoter. Je rencontre Manue, on discute cinq minutes et on repart. Direction le côté gauche de la scène. On traverse la foule, non sans difficultés, et à peine arrivées, le concert se termine. On aura eu droit à du Iggy sur les amplis, du Iggy se dandinant et du Iggy faisant danser les premiers rangs sur scène. Et c'est reparti, on cours pour tenter d'arriver à Aubervilliers avant que le dernier tramway d'Elsée ne s'en aille. Dans le bus, en dix minutes, on sait déjà toute la vie de nos voisins : qui a couché avec qui, qui fait tel ou tel bruit en dormant, qui voulait faire telle ou telle chose au grand dam de telle ou telle personne, qui a de la chance d'être avec untel ou untel, etc. J'adore!