(05.10.07) ENTER SHIKARI + LOSTALONE

(05.10.07) ENTER SHIKARI + LOSTALONE
Il est 20h quand je me décide enfin à rejoindre Justine au Trabendo. J'attrape la 5 vite fait, bien fait. A peine ai-je posé un pied par terre à la station Porte de Pantin que je me fais harceler de toutes parts pour savoir si, par quelque heureux hasard, je n'aurais pas "une place à vendre". Je doute. Depuis quand Enter Shikari font-ils déplacer les foules, à ce point? Je parle quelques minutes avec un pauvre gars qui se trouvait là. Il m'apprend que ce soir, au Zenith, c'est le concert de Dream Theater et de Symphony X. C'est donc pour ça, les pancartes, les histoires de places et les métalleux. Je ne retrouve plus le Trabendo. On est d'ailleurs plusieurs à galérer. Je me retrouve vite en plein milieu d'un no man's land. Enfin, no man, no man, il y avait quand même un vigile. Il n'a pas dû bien comprendre ce qu'il se passait quand il m'a vu débouler droit sur lui et lui raconter ma vie, à moitié hilare, pour enfin lui dire que je suis perdue. Il m'aide gentillement et j'arrive, enfin, au Trabendo. Une fois ma place achetée j'entends un "Ahhh, Louiiiiise!". C'est Justine, qui arrive vers moi avec un grand sourire. Elle me met tout de suite au courant des "in" et des "out" : "Non mais regarde-moi ça! On met pas une casquette, ici! Et puis lui-là! Regarde! C'est pas possible!". On aura tout vu. La salle n'est pas pleine à craquer mais plutôt assez bien remplie. Principalement des emos, pour ne pas dire des "fakes". Autant dire que moi, avec mon jean violet, mon t-shirt blanc et mes bretelles, je fais légèrement tache. La première partie commence, attendue de pied ferme par une fan hardcore, tatouée (au marqueur, hein?!) de "LOSTALONE" partout. Je reste en haut avec Justine, qui ne peut pas aller devant. Et puis un espèce d'excité arrive sur scène et se met à hurler dans son micro, tout en sautant et se roulant par terre, sur scène. La musique aurait été pas mal, encore, ça aurait pu paraître un peu moins énervant mais là, ce n'était pas le cas. Mèche oblige, on ne sait toujours pas si le chanteur est beau ou pas. En comparaison, le bassiste est regardable! Un peu de répit et on enchaîne avec Enter Shikari. Those guys are pretty brilliant, on stage. Agréablement surprise. C'est que ces anglais se démènent, sur scène. Et que ça saute sur son clavier, et que ça fait du yoga sur scène, et que ça slame. D'ailleurs, un jeune homme en mal de reconnaissance est arrivé sur scène en plein "Sorry You're Not A Winner" et là, on arrête tout, le chanteur se met à nous dire qu'il ne faut pas "to stage-dive, 'kay guys?". On redémarre, mais le public n'a pas dû bien saisir parce que tout le monde se met à envahir la scène. C'est sympa trois secondes, on sert la main du guitariste, on fait des guilis au chanteur, on va serrer la batteur dans nos bras et on s'marre avec le bassiste mais les vigiles viennent les enlever un à un de la scène. En haut, Justine et moi rigolons comme des tordues. Le concert prend fin. On se retrouve dehors, on discute un peu avec Félix et Julien. Justine's mum is expecting her. Au revoir, tout le monde. Je reprends le métro, et tombe, comme par hasard, sur une troupe de randonneurs suisses. Pour peu, avec leurs bâtons de marche, leurs bonnets et leurs cartes grandeur nature de Paris, on les aurait cru perdus. Je commence à rire avec le mec qui est assis en face de moi. Et puis ça y est, c'est ma station. J'ai un mal de chien à les faire bouger du passage et, surtout, à ne pas me prendre un de leur nombreux bâtons dans la tronche. J'y parviens avec peine. En rentrant, j'ai la joie de voir que mes parents m'ont laissé une canette de Guinness sortie. Quelle délicate attention, aha! Je me pose dans le fauteuil, avec mon verre, et leur raconte le concert. Ils ont l'air de trouver ça très drôle, eux aussi. Mais c'est pas tout, il faut peut-être que je dorme, moi.

# Enviado el viernes 16 de noviembre de 2007 14:22

Modificado el lunes 02 de marzo de 2009 13:57

(15.09.07) IGGY & THE STOOGES + RAZORLIGHT + AYO + LUKE

(15.09.07) IGGY & THE STOOGES + RAZORLIGHT + AYO + LUKE
Vendredi soir : "- 16h, non? - Et 15h30? T'en penses quoi, c'est pas mieux? Parce que tu sais, à la Fnac des Halles, le samedi, c'est tout de même bien la merde! - Oui, je sais mais moi, j'ai des livres à acheter avant, à Saint-Michel, alors je ne sais pas si ça va être possible... - Bon, on voit ça demain, tu m'appelles quand tu as fini pour tes bouquins, okay"
Samedi, 15h : "- Ah euh... Louise? Ecoute, je suis à Saint-Michel et euh... c'est blindé, il y a une queue de dingue, j'pense que je serai plutôt à 16h. - Mh... Putain! Bon okay. A toute! - Désolée, Lou. - Ah non mais il n'y a aucun problème!"
"- Louise? C'est Alice. J'suis à la Fnac là, tu es où? - Haem, c'est à dire que j'ai un tout petit peu de retard, je suis encore chez moi là. J'arrive dans pas longtemps, ne t'inquiètes pas! - Attends, t'es encore... c'est une blague?!"
"- Hééé, ça y est, j'suis à Châtelet! Et toi? - Ahhh, j'cours pour attraper le métro, on s'voit à la Fnac, hein?"
C'est donc ainsi que j'ai retrouvé Alice et Elsée (qui bizarrement est arrivée après moi) à la Fnac. On prend vite fait bien fait nos places, rendant la vendeuse d'une humeur joviale, pour ne pas dire rieuse (telle la mouette, aha!), sans bien savoir pourquoi. Défilés entiers de Techtonik Killer. Assez désolant, je dois dire. Le lycée a été passé en revue durant tout le trajet, sur la ligne 7 pour le plus grand bonheurs des passagers, qui n'hésitaient pas à venir s'assoir avec nous, histoire de mieux écouter notre intense et très animée conversation. Après la demi-heure "langues de putes", soulagées, on arrive à grimper sur les poubelles, quitte à se ramasser piteusement dans les ordures, juste pour l'affiche du nouveau Babyshambles, de même que certaines ont carrément passé commande. Tranquille, dans le genre. De loin, on dirait la foire du trône, en un peu plus bondé, quand même. "Ah mais non, mesdemoiselles! La Grande Scène, c'est à l'opposé d'où vous allez!" Demi-tour, toute! Et là, c'est le drame. On tombe nez à nez devant un stand de crêpes. On craque. En plus, c'est l'heure du goûter! Un mec, sorti de nulle part, se met à parler avec Alice, lui disant que ça fait longtemps qu'ils ne se sont pas vus, lui demandant de ses nouvelles, et on taira le reste. On retrouve Claire et des potes, littéralement couverts de boue (si, si, même sur le nez!), pendant Luke. Concert sympathique. Mieux que sur disque, en tout cas. Après, direction "Champigny", le stand de bières où le (très petit) vendeur s'arnaque lui-même, puis on danse cinq minutes sur les Bérus et on repart à la recherche d'Anastacia. On la retrouve juste pour Ayo, la bouche pleine de bonbons et de chips, et on décide de s'installer sur la mini-colline. On rencontre Sacha, très cool et le concert d'Ayo l'est aussi. Elsée et moi restons assise dans l'herbe crade : "Nan! On se réserve pour Razorlight et Iggyyy!". Arrive enfin Johnny Borell et sa bande. Pogo à gogo avec tout ce qu'il faut : poussières ("- C'est les pschit, j'te dis! - Non mais n'importe quoi, c'est la sueur qui remonte!"), boloss et crachats. Un mec prend peur, je lui assure que je ne lui ai pas craché sur les pieds, il me fait un grand sourire et se tire. Il a raison, d'ailleurs. Un autre ne veux pas me lâcher tant que je ne lui donnerai pas mon numéro. Après moults tentatives, je repars (avec son numéro) et sans lui promettre que je l'appellerai. Je croise Monsieur Bisous, quelle chance! Johnny Borell, après la veste en cuir et le t-shirt (si j'ose appeler ça un t-shirt vu le gouffre que représentait le col) est désormais torse nu. Elsée s'époumone : "NAKEEED! *tousse* NAAAKEEEEED! *tousse* Oh, *tousse* Johnny! *tousse*". C'est déjà la fin : "Les filles, j'vais vomiiir!". On se repose sur notre colline avant d'attaquer les Stooges, entre un grec à moitié mangé, des bouteilles et un journal. "Meuf, t'as un bout d'paille dans tes cheveux..." Manoeuvre arrive, nous fait son speech, avant d'annoncer le "concert ééévèèènemeeennt des Stedgiz", les dits Stedgiz n'arriveront finalement qu'un bon quart d'heure après. Eh ouais attends, ils ne sont pas n'importe qui, hein?! Première moitié du concert à droite de la scène, à côté d'un bourré qui tape tout le monde et de deux jeunes sous substances illicites en train de se tripoter. Je rencontre Manue, on discute cinq minutes et on repart. Direction le côté gauche de la scène. On traverse la foule, non sans difficultés, et à peine arrivées, le concert se termine. On aura eu droit à du Iggy sur les amplis, du Iggy se dandinant et du Iggy faisant danser les premiers rangs sur scène. Et c'est reparti, on cours pour tenter d'arriver à Aubervilliers avant que le dernier tramway d'Elsée ne s'en aille. Dans le bus, en dix minutes, on sait déjà toute la vie de nos voisins : qui a couché avec qui, qui fait tel ou tel bruit en dormant, qui voulait faire telle ou telle chose au grand dam de telle ou telle personne, qui a de la chance d'être avec untel ou untel, etc. J'adore!

# Enviado el martes 13 de noviembre de 2007 11:36

Modificado el lunes 02 de marzo de 2009 13:58