Aujourd'hui, j'ai (re)vu plein de gens, quelques amis. Ça m'a mise dans un état de décomposition pas possible et, telle que vous me voyez là, j'ai besoin d'écrire. Je suis désabusée. Comme si toute relation sociale n'était que pur mensonge et pure hypocrisie, pour ne pas dire vaine. Comme si on se cachait mutuellement la vérité parce qu'évidemment c'est compliqué à admettre et difficile à réaliser. On s'éloigne chaque jour un peu plus, conscients mais impuissants. On préfère se complaire dans l'illusion; c'est tellement plus simple, plus facile. Faut dire aussi que ça limite vachement les dégâts. Bon, ouais, surtout dans l'immédiat. Mais lorsque l'on a plus rien en commun, plus rien à communiquer et à partager, il faudrait peut-être savoir y mettre un terme, stopper l'hémorragie. Au lieu de quoi je continue (tristement) d'y croire, de feindre, de voiler le vide qui nous unit afin de raviver un soupçon de complicité. Etranger l'un à l'autre, on ne cesse de se bercer de fausses déclarations, de se blesser. Pourquoi persister, alors?
Au final, je me rends compte que cet article révèle à merveille mon côté lunatique et c'est tant mieux parce que ça fait un bien fou, fou, fou.


