Avant de vous bassiner avec le compte-rendu du concert, il est de mon devoir de vous en dire plus sur les grandioses A Place To Bury Strangers. J'ai pour la première fois entendu parler d'APTBS dans un vieux New Musical Express avec Pete Doherty en couv', parce qu'il faut savoir que je n'achète le NME que lorsque Pete Doherty fait sa couverture (à quelques exceptions près). Coincés entre deux articles sur l'excentrique Florence & The Machine et les White Lies, à surveiller, ils étaient décrits comme étant "the loudest band in New York". Evidemment, le trio de Brooklyn a immédiatement suscité mon intérêt. Et c'est plus tard, en farfouillant parmi des vinyles, à la Fnac, que je suis tombée nez à nez sur leur premier et dernier album en date. Inutile de préciser que je le prends sans chipoter, si? Mais putain... c'est que du bonheur! Vraiment, je le dis et le répèterai, un album d'une telle qualité, c'est super rare. Sachant qu'aujourd'hui, il est courant de se retrouver avec un album moitié consommable moitié jetable, la sortie de cet opus s'annonce rassurante et relève limite de l'exploit. Tout est bon dans APTBS! Tendance Shoegaze (et ça sent le bricolage à plein pif), ils ont vraiment un son extraordinaire; crade, envoûtant, trippant. Jouissif, voilà, c'est ça. En plus, ils ont un petit côté "euh-nous-en-fait-on-a-plutôt-l-habitude-de-faire-nos-trucs-à-l-arrache" qui me plaît encore plus. Je vous jure, si ça se mangeait, je crois que je deviendrais folle. Vous l'aurez compris, jetez-vous dessus!
Pour revenir sur le concert d'hier soir, je serais brève (alléluia, aha). Ils jouent effectivement très fort. Peut-être trop justement parce que du coup, on n'entendait plus vraiment la planante voix d'Oliver Ackermann, bien qu'elle soit habituellement en retrait par rapport au reste du son. Je ne sais pas vous mais moi ça m'a un tantinet déstabilisée au début. Sinon, c'était chouette mais j'aurais bien aimé qu'ils jouent plus longtemps.