DANCE TILL YOU'RE DEAD

DANCE TILL YOU'RE DEAD
En vacances depuis une bonne semaine, je savoure mes derniers instants de calme avant l'échéance finale que représente cette saleté de baccalauréat. Eh oui, fini la rigolade! Il serait peut-être temps de se mettre au travail. Non pas que j'ai chômé jusque là mais bon, les résultats de ce dernier bac blanc sont formels: un bachotage digne de ce nom s'impose! En attendant, ça pêche des poissons rouges, se trémousse de fêtes en fêtes, se chope la grippe en marchant dans les rues la nuit et postule alors pour l'amicale des mouchoirs en papiers.
Aujourd'hui, j'ai (re)vu plein de gens, quelques amis. Ça m'a mise dans un état de décomposition pas possible et, telle que vous me voyez là, j'ai besoin d'écrire. Je suis désabusée. Comme si toute relation sociale n'était que pur mensonge et pure hypocrisie, pour ne pas dire vaine. Comme si on se cachait mutuellement la vérité parce qu'évidemment c'est compliqué à admettre et difficile à réaliser. On s'éloigne chaque jour un peu plus, conscients mais impuissants. On préfère se complaire dans l'illusion; c'est tellement plus simple, plus facile. Faut dire aussi que ça limite vachement les dégâts. Bon, ouais, surtout dans l'immédiat. Mais lorsque l'on a plus rien en commun, plus rien à communiquer et à partager, il faudrait peut-être savoir y mettre un terme, stopper l'hémorragie. Au lieu de quoi je continue (tristement) d'y croire, de feindre, de voiler le vide qui nous unit afin de raviver un soupçon de complicité. Etranger l'un à l'autre, on ne cesse de se bercer de fausses déclarations, de se blesser. Pourquoi persister, alors?
Au final, je me rends compte que cet article révèle à merveille mon côté lunatique et c'est tant mieux parce que ça fait un bien fou, fou, fou.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:01

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:45

(07.04.09) A PLACE TO BURY STRANGERS + DOPPLER

(07.04.09) A PLACE TO BURY STRANGERS + DOPPLER
Avant de vous bassiner avec le compte-rendu du concert, il est de mon devoir de vous en dire plus sur les grandioses A Place To Bury Strangers. J'ai pour la première fois entendu parler d'APTBS dans un vieux New Musical Express avec Pete Doherty en couv', parce qu'il faut savoir que je n'achète le NME que lorsque Pete Doherty fait sa couverture (à quelques exceptions près). Coincés entre deux articles sur l'excentrique Florence & The Machine et les White Lies, à surveiller, ils étaient décrits comme étant "the loudest band in New York". Evidemment, le trio de Brooklyn a immédiatement suscité mon intérêt. Et c'est plus tard, en farfouillant parmi des vinyles, à la Fnac, que je suis tombée nez à nez sur leur premier et dernier album en date. Inutile de préciser que je le prends sans chipoter, si? Mais putain... c'est que du bonheur! Vraiment, je le dis et le répèterai, un album d'une telle qualité, c'est super rare. Sachant qu'aujourd'hui, il est courant de se retrouver avec un album moitié consommable moitié jetable, la sortie de cet opus s'annonce rassurante et relève limite de l'exploit. Tout est bon dans APTBS! Tendance Shoegaze (et ça sent le bricolage à plein pif), ils ont vraiment un son extraordinaire; crade, envoûtant, trippant. Jouissif, voilà, c'est ça. En plus, ils ont un petit côté "euh-nous-en-fait-on-a-plutôt-l-habitude-de-faire-nos-trucs-à-l-arrache" qui me plaît encore plus. Je vous jure, si ça se mangeait, je crois que je deviendrais folle. Vous l'aurez compris, jetez-vous dessus!
Pour revenir sur le concert d'hier soir, je serais brève (alléluia, aha). Ils jouent effectivement très fort. Peut-être trop justement parce que du coup, on n'entendait plus vraiment la planante voix d'Oliver Ackermann, bien qu'elle soit habituellement en retrait par rapport au reste du son. Je ne sais pas vous mais moi ça m'a un tantinet déstabilisée au début. Sinon, c'était chouette mais j'aurais bien aimé qu'ils jouent plus longtemps.

# Posté le mardi 07 avril 2009 13:44

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 12:21

DISAPPEAR HERE

DISAPPEAR HERE
Ouais, j'en suis malheureusement bien consciente, tout ce vide n'était pas très engageant. J'ai donc décidé de me ressaisir et de m'atteler plus régulièrement au repeuplement de ce blog. C'est vrai quoi, ça sera quand même plus rigolo. Du coup, je suis bien embêtée parce que je ne sais plus par quel bout commencer. Cette cervelle, ça va finir par me perdre, aha!
Toujours est-il que mon côté loser a la fâcheuse tendance de ressortir un peu trop ces derniers temps. Si je m'écoutais, je passerais un temps fou avachie sur le canapé, à regarder des matchs de rugby en m'enfilant des bières à plus pisser droit. Trêve de gogoleries, je deviens toute stupide dès que ma route croise celle d'un pauvre binoclard à la dégaine sans complexe. Vous me comprenez quoi?! A une exception près: James Yuill. Certes, il peut se vanter de posséder une paire de lunettes aussi monstrueuse que géniale. Certes, il peut être fier d'avoir le don de faire des chansons d'une "efficacité Pop-Rock désarmante". Mais pourquoi une tête pareille?! La vie est mal foutue, c'est trop dommage.
Sinon, il fait beau. Cela rend les cours de philo d'autant plus insupportables. Surtout que, la fenêtre de la salle ouverte, l'évolution des arbres est un fait qui me rend toute chose, notamment avec l'arrivée du printemps. Quitte à passer pour une maman gland, je trouve qu'il n'y a rien d'aussi magique et touchant que de voir les feuilles vert tendres pousser, grandir, se balancer au gré de la brise matinale... puis jouer l'ingrat rôle de pare-déjections volatiles. Peut-être qu'au lieu de viser une école de journalisme, je ferais mieux de me reconvertir en militante activiste pour la protection des feuillus parisiens. Je gamberge, je gamberge.
© Patrick Wolf

# Posté le lundi 06 avril 2009 14:25

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 08:22

7 SOULS

7 SOULS

# Posté le samedi 24 janvier 2009 07:13

Modifié le lundi 09 février 2009 13:42

I'M A KILLER BEE IF YOU KNOW WHAT I MEAN

I'M A KILLER BEE IF YOU KNOW WHAT I MEAN
Findin' out true love's blind.
Puisqu'on en est à l'heure des bilans, soyons fous, autant m'y essayer. Une pure catastrophe. Ouais, autant l'annoncer tout de suite, 2008 n'était pas bien jolie jolie. Disons carrément que si je devais dresser la liste des plus désastreuses années vécues, croyez-moi, celle-ci se classerait sans beaucoup d'hésitation dans le top 3. Après le si bon cru de 2007, j'aurais espéré que la transition se fasse plus délicatement mais ma foi, les choses ici-bas se passent autrement. Adieu joies, rires, voyages euphoriques, envies. Bonjour déceptions, colères, tristesses, ennuis. Exception faite pour cet été, qui a été une succession presque parfaite de petits bonheurs insignifiants mais tellement libérateurs. En résumé, j'en ai dégusté et j'en ai aussi fait dégusté. Et ça, c'est le problème. Il faudrait vraiment que j'arrive à me canaliser, moi et mon énergie (qu'elle soit bonne ou mauvaise). Et voilà 2009 qui pointe le bout d'son pif! Habituellement, je prête attention au changement d'années à peu près autant qu'au changement de saisons en Indonésie profonde mais cette fois-ci, c'est très différent. 2009 prend donc des allures de nouveau départ ou tout simplement d'espoir. Avec cette fois-ci, je l'espère, tout plein de rencontres et de voyages magiques (Berlin ou Stockholm, entre autre?), de réussite et de paix. J'vous laisse gamberger sur ces bonnes paroles, aha! Je m'épate toute seule, tiens...
© Devendra Banhart

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 06:00

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 12:21