Mardi 18. Notez d'emblée, mes petits amis, que ça n'étais pas (mais vraiment pas) ma journée. Comme dit le fameux dicton : "Il y a des jours avec et il y a des jours sans". Journée, donc, 100% sans. Mes doigts n'étant pas très en verve, je vous épargnerais, pour aujourd'hui, mes déboires scolaires et sociaux mais je peux aisément vous garantir que ça n'était pas joli-joli, aha! Anyway. Le concert commençait à 18h30 et, une fois n'est pas coutume, j'ai encore trouvé le moyen d'arriver en retard. Je suis arrivée en courant, et là, évidemment, je me prend (pour la troisième fois consécutive) LA marche vicieuse de l'Olympia. Après un triple salto avant et moult pirouettes, je me retrouve en plein concert de Pete&The Pirates. Les "Il est bon le p'tit batteur, hein?!" et "Ah mais j'adore!" fusent. J'adhère facilement, à mon tour, parce que ce Pop-Rock très British a bien compris quelle était la bonne recette pour faire danser le public. Des anglo-saxons à suivre de plus près, donc. L'Olympia a le plaisir de m'offrir un entracte de vingt minutes et c'est reparti. Avec les excellents Blakes, cette fois-ci. Connaissant et appréciant déjà ce groupe, j'attendais leur set avec impatience. Ce qui n'a pas loupé. Et comme dirait notre ami Pop (Iggy de son p'tit nom, l'Iguane de son p'tit surnom) : "This shit is good!". Arrivés sur scène tout sourire, armés de lunettes de soleil et de bonbons, qu'ils balancerons dans la fosse tout au long de leur performance (les bonbons, pas leurs lunettes), ils arriverons à convaincre une bonne partie du public en jouant avec énergie la plupart des titres présent sur Light In The Attic. Après les trois excellents Blakes, nous voici face aux Kills : Jamie Hince et ses infatigables boots accompagné de Alison Mosshart, en léopard. Je dois dire qu'ils m'ont plutôt surprise. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus énergique mais malgré mon manque d'enthousiasme par rapport à leur dernier album, ils ont quand même été très bons. Un show très aimanté, si je puis me permettre! J'ai, par ailleurs, pu tirer deux conclusions durant leur concert : 1) Le rocker sue énormément de la tête. 2) Certains membres du public ont parfois des comportements très étranges. Enfin, le trio de Portland qui fait sensation : Gossip. Musicalement, à part quelques titres très sympathiques, je ne trouve pas que ça soit sensationnel. Mais Beth Ditto est tellement géniale que le groupe prend toute son ampleur sur scène. Habillée d'une robe jaune poussin, elle nous gratifie de quelques rots ou autres bruits que je n'oserais nommer avant de se mettre à arpenter la scène de long en large, de travers en biais. Un rappel, une reprise des Talking Heads, une autre d'Edith Piaf (Olympia oblige) et la scène se retrouve envahie par toutes les personnes que miss Ditto (qui a chaud et qui ne manque pas de nous exhiber ses généreuses cuisses) fait monter. On ne perd pas de temps, héhé. "Merci la security!" et le concert se finit, dans la joie et la bonne humeur! Quant à ma petite personne, une fois rentrée, elle s'attelera bien sagement à sa dissertation sur Le Misanthrope parce qu'elle finira son année en beauté, n'est-ce pas?!