27.12.07 : Un Gibus plein à craquer. Très peu d'habitués et beaucoup de pétasses en train de se prendre en photo dans des positions laissant fortement à désirer. La soirée s'annonce bien, aha! Quand les Prostitutes arrivent sur scène, la salle est déjà bien remplie. On ne s'attarde pas, on les a déjà vu plusieurs fois et, malgré une bonne énergie, ils ne font rien d'exceptionnel. On se met alors à rechercher des places assises, que l'on trouve facilement. Claire, Hugo et Louise nous rejoignent à la fin : manteau de fourrure, lunettes colorées et bretelles sont au programme, tout ce qu'on aime! Puis on s'acharne sur l'emballage en plastique des paquets de clopes pour en faire des carrés magiques mais visiblement, j'ai du mal : "Non mais Louise! Attends mais tu fais n'importe quoi là! Voilà, il est foutu celui-là maintenant!". C'est maintenant au tour des Parisians de débarquer et, fidèles à eux-mêmes, nous livrent un concert très classe, très sympa. On a le temps d'apprécier le concert pendant qu'on se balade, histoire de. "ALEEERTE! Lui là! Ah non en fait. J'me suis trompée mais putain, il lui ressemble trop!" A la fin, on s'affale contre un tout petit bout de mur entre le bar et les backstages. Puis les Second Sex entrent en scène. Et que ça hurle! Je manque de me faire écrabouiller, mes lacets sont coincés sous les pieds de quelqu'un. Génial! Elsée et Iynedjian me rattrapent à temps. Petit pote et vol de bière. On finit, comme d'habitude, sur "Lick My Boots". Après tout ce petit monde, c'est la corvée vestiaire et alimentation générale. Les prix ont augmentés, dites moi! "-Tu as l'air consterné! -IYNEDJIAN JE T'AIME!". Elsée fait la connaissance d'un charmant individu. Je la sauve et on s'en va. Sans dire au revoir à l'autre boloss, aha!
28.12.07 : L'entrée du Gibus est bouchée par des quinquagénaires en mal de rire ou des provinciaux frustrés venus tout spécialement se réconforter au Théâtre du Temple. Je me fais donc allègrement dévisagée par toute cette tripotée, voire même engueulée : "-Pardon surtout, hein?! Ah j'vous jure, c'est pas vrai! -Quoi?! Mais je t'emmerde! T'as qu'à t'pousser connasse!". Tout de suite, on se sent mieux. Arrivée en bas, personne (ou presque). Les Frogs In Fire finissent leur set. J'ai à peine le temps de m'asseoir à côté d'un garçon qui fume tranquillement que je reçois un texto de Claire qui m'explique qu'elle est juste devant le Gibus, qu'elle a oubliée sa place chez elle et qu'il n'y a pas moyen qu'elle revienne chez elle car elle n'a pas les clefs et que son appart' est désert. Ca sent le sapin, aha! Je la rejoins alors en haut, croisant les Plastiscines et les autres dégénérés qui font la queue pour le spectacle comique. On discute cinq minutes et on repart. Les Spines viennent tout juste de commencer. Toujours aussi géniaux sur scène. On a même droit à une reprise du "Ace Of Spades" de Motorhead (t-shirt fièrement porté par le chanteur : "C'est Motorhead!") pour bien finir la soirée. Qui ne se finit d'ailleurs pas si on reste pour le concert des Plastocs, ce qui n'est pas mon cas.
29.12.07 : On est pas au bout de nos peines, voyez-vous : "Et les Brats, ils viennent d'où? Vous savez pas?!" Au bout d'une demi-heure d'attente on perd tout espoir de trouver Daisy et François. On laisse des messages codés sur la boîte aux lettres et on retrouvera plus tard les complices prêteurs du stylo bic rouge. Evidemment, on arrive juste après le concert des Dirty Jacket. Tant pis, on les a déjà vus trois fois! Public principalement constitué d'habitués, ça réchauffe le coeur tiens! Les Dharma Project commencent leur set et, comme par hasard, on retrouve les deux retardataires! Le son (104 décibels, comme nous indique Morgane : "Je voudrais pas dire mais ça serait quand même vachement mieux si ils jouaient moins fort!". Trop drôle!) est tellement fort qu'on peine à comprendre qu'ils sont arrivés avec une heure d'avance. Mh... on en reparlera plus. Je retrouve Naïs. Ca fait plaisir. Le guitariste (enfin, pas celui des Frogs In Fire ni Yarol Poupaud, mais le grand au pantalon rouge et à la chevelure Jack Whitienne) nous montre qu'il arrive même à jouer sans les yeux. Marvelous! Pas loin derrière, les Brats arrivent. Le public se démène, enchaînant slams et pogos, et reprenant leurs titres. Manoeuvre aussi. Un mec passant par là me regarde comme si j'étais la septième merveille du monde : "C'est Louise qui a une touche!". J'ai du mal à voir clair vu que je me suis pris son copain en pleine trogne juste avant. Enfin, tout le monde se met à danser avant de se faire agréablement viré par le staff "Allez hop! Tout l'monde dégage". Toujours tout en douceur. On remonte lentement mais sûrement, passe acheter la dernière bière Gibussienne ("Ah non pas toi, tu ne bois pas!" héhé) de l'année pour aller la siroter tranquillement sur la terrasse déserte du bistrot d'à côté et, là aussi, on est gentiment prié d'aller la finir ailleurs (sur les Vélib').